Archive pour mars 2009

Les p’tites gens

Mercredi 25 mars 2009

Un jour des gens se rencontrent et autour d’un verre, découvrent… l’existence, un honorable père de famille appelle sa maîtresse et drague la serveuse,  des gens bien honnêtes se rassurent entre eux, une petite fille pas voulue se rebelle, une femme découvre la passion amoureuse, un gars blasé regarde sa vie passée, un papi fait le bilan, une folle parle à sa chaussure, une fille se donne sans donner et combien d’autres p’tits moments de not’ ‘tite vie… Hébé Lorenzon, du Petit Chêne Théâtre à Cluny, met donc en scène et aère ce joyeux remue-ménage. C’est donc juste du bonheur que de créer pour son univers.thŽ‰tre

Go go go!

Vendredi 20 mars 2009

Et bien oui: L’Oeil de l’Ateulgraf va s’agrandir pour une paire…d’yeux: un oeil de La Marie (voir la page: “Pub de ceux que…”) et un Oeil de La Fanny. Nous joignons nos envies graphiques et artistiques pour encore mieux répondre aux demandes et être à votre écoute. C’est un binûme qui se met en place et qui ne pédale pas dans la choucroute: parce que c’est une chouette rencontre, parce qu’on en veut (De la créa! de la créa!), parce que l’imaginaire est là pour être partager et vos pépites encore mieux dévoilées!entite1

fly fly fly

Mercredi 18 mars 2009

Bon, ce n’est pas tout ça mais en rentrant il faut bien remettre le bateau à flot, redresser l’écran, avancer la chaise, tailler les crayons et colorer ses méninges.Le Patio Nature de Cluny accueille donc de nouveaux participants et voilà que je m’y mêle pour faire apparaître une nouvelle identité visuelle. Et voilà, on garde leurs papillons et… “i believe i can fly” hihi. Si jamais vous avez besoin d’aide à l’autre bout du monde (et même à l’autre bout du téléphone, ça ira très bien aussi) pour votre communication graphique avec de la vraie bonne créa maison, Welcome on board dears friends!

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“Ma Médina”

Mercredi 18 mars 2009

 

La lampe joue le rôle principal de son théâtre d’ombres, elle laisse éclater ses motifs sur les murs écran de notre cocon enfoui dans la Médina.Lumière sur les acteurs des rues: les deux chouettes gars vendant belles paroles et poudres teintées magiques, “le vendeur aux mille bras” de la taverne aux tajines, le tueur professionnel de poulets déplumés, le vendeur d’épices et de verveine citronnée, le “roule-des-mécaniques” qui veut te vendre sa propre mère, les deux frères tisseurs qui n’oublient jamais l’heure de la prière, l’artisan bijoutier qui sculpte les formes de ses bijoux dans des os de seiche, Abdallack qui nous emmène au four à pain, les pousseurs de charrettes, Enza qui nous ramène du khôl, les rires des enfants qui jouent au mini basket, la récitation chantée des sourates du Coran, le rire des filles habillées à la Paris Hilton: lunettes de mouche Chanel et bijoux bling bling, et le meilleur pour la “faim”: la mama Couscous qui appelle ses ouailles pour le repas! Inch’Allah, je reviendrai.

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L’intérieur

Mercredi 18 mars 2009

 

L’intérieur du riad est fait d’une ouverture sur le ciel et de portes s’ouvrant sur un espace particulier.La chambre sous le ciel est un lieu à la fois intime et partagé (un peu comme les étoiles qui parsèment les divers espaces de vie). Les matériaux sont récupérés, réutilisés pour décorer l’enceinte; les motifs, les couleurs se rejoignent sur les murs d’une blancheur éclatante, rien d’étouffant puisque tout ici est une affaire d’équilibre entre le fond et la forme. Puis je quitte le riad, puis j’arrive face à l’océan pour rejoindre les dunes, passer du bleu de l’eau à l’ocre rosé des courbes du désert. Rejoindre la plage et les monceaux de bois rongés par le sel et le vent, en récupérer un, croiser les amoureux qui se font la cour , voir au loin une caravane de chameaux, et voir le soleil qui se couche en déposant sa couleur orangé sur les remparts de la ville au loin: est-ce un rêve? Non je suis bien là, cheveux emmêlés et banane jusqu’aux oreilles!

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La chambre qui…

Mercredi 18 mars 2009

La chambre qui pue. La chambre qui pue possède une très belle vue: vue sur le ciel, la lune, les étoiles, les toits des riads et l’océan. Mais dommage: elle pue; oh le robinet du lavabo n’y est pas pour grand chose mais tous ses compagnons de la médina: oui. Oui, parce qu’il pleut à Essaouira et les égouts …”Inch’Allah” comme dirait Abdallak: “ça va, ça vient”… enfin disons que plus souvent: ça vient… dans le nez. Et puis ça attire les mouches. La chambre qui pue a un banc en bois au-dessus d’elle, ce qui permet de profiter de la vue et du vent, sans les odeurs. De loin la chambre qui pue ressemble à un étrange mélange architectural: le haut d’un radeau, le milieu une mezzanine, le bas d’un chalutier; elle représente le phare de la haute maison. Les mouches y passent mais ne s’y arrêtent jamais. “Les mouettes ça ne nourrit pas sa mouche” doivent-elles se dire. Elle est comme ça la chambre qui pue, isolée avec une jolie vue, mélangeant les paradoxes tout comme sa structure. De toutes les manières, elle s’en fiche, elle fait face à l’océan et rien que cela, ça lui suffit amplement.page71

Beauté d’un mur

Mercredi 18 mars 2009

 

Chaque mur renferme des beautés, des royaumes différents. Je reste séduite par l’apparence simple, douce et “texturée” du tadelak, enduit ancestral marocain. Mes mains suivent les courbent des murs, fini les angles droits occidentaux, les mains retrouvent la douceur d’un mur. Mes yeux sont éblouis par l’éventail des couleurs que dévoilent la vie agitée d’un mur qui vit proche de l’eau, le nez sent la fraîcheur de cette texture et j’écoute le son des mains qui passent sur ces étendues lisses, un léger crissement à un moment comme si j’avais entre mes mains un galet ramassé sur la plage. Abdallak m’explique que c’est une pratique délicate que celle du tadelak, il a fallu appliquer 4 à 7 couches selon l’effet désiré. J’apprendrais que le mot “tadelack” signifie “caresser” et que cet art est souvent exercé à l’aide d’un galet…comme quoi les premières sensations… On prend donc le temps de faire sa maison, de construire les shémas des couleurs et des textures, cela me fait penser aux bâtisses “trapézoîdales” tibétaines, où plusieurs générations prennent le temps de peaufiner ce lieu de rassemblement et de partage familial. Une autre manière de penser si englobante et si douce.

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“Autant…”

Mercredi 18 mars 2009

 

Autant la capitale royale de Marrakech pourrait représenter la terre (ocre rosé, ocre sable), autant Essaouira pourrait représenter le reste d’un triskel: l’air et l’eau, tant le bleu a ici ses variantes. Du bleu mystique de Klein au bleu pastel du ciel, où trempent quelques nuages blancs, en passant par le bleu acier du khôl des femmes ou par le bleu violet des tissus étendus, la ville se pare de son éventail bleuté qui magnifie les murs blanchis à la chaux des longues façades. Impression de tanguer sur l’océan, de me laisser porter par le dédale des rues, de finir dans un kaléidoscope en observant la multitude des motifs marocains: étoiles à huit branches et losanges…bleutés.

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“Au port”

Mercredi 18 mars 2009

 

L’arrivée au port ne se fait pas sans passer sous un nuage de mouettes, les chipies chipent les poissons abîmés par les filets: ça ricane, ça chicane, ça castagne: de petites reines des airs, qui tourbillonnent pour s’emparer du meilleur morceau lancé par les pêcheurs. Ambiance maritime, Essaouira est jumelée à St-Malo, ça ne m’étonne pas trop! Puis on passe sous l’immense porche en pierre pour se retrouver nez à nez avec des couleurs agitées dont le bleu est ici le roi: bleu de l’eau, des barques, des coques, des étincelles du chantier maritime, jaune et bleu des filets où discutent allongés les pêcheurs de retour sur la terre ferme, gris les chats miteux et rouge le visage fouetté par le vent.

 

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La Mogador

Mercredi 18 mars 2009

 

Les riads dans la Mogador sont comme l’enchevêtrement des bateaux bleus dans le port d’Essaouira. Multitudes de terrasses soumises au vent et au soleil, proximité de l’intimité: la voisine qui vous fait un petit signe de la main en accrochant le linge, l’enfant qui court après son ballon, ou après une mouette? je ne sais pas vraiment, les ouvriers qui finissent une véranda, le chant du muezzin (“celui qui fait appel”) ; tout cela forme la vie de la Mogador, tout se passe en même temps, dans un même mouvement incessant, comme celui des vagues qui s’éclatent contre les rochers. Hummm cet air frais, oh mais je sens l’odeur du plat que prépare Enza, la plus douée des magiciennes du tajine. L’architecture du riad permet d’avoir des espaces privés en constante connexion avec les autres, c’est la vie ensemble; et là, le ventre de la cuisine ouvert sur le ciel bleu laisse échapper des odeurs d’épices, de poissons et de légumes finement grillés: du bonheur!

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